jeudi 22 octobre 2009

Appel à Communication

Sociolinguistics Symposium, SS18, Southampton (United Kingdom), 1-4 September 2010.

panel « Feminisms in Discourse »


Description of panel:

The terms ‘feminist’/’feminism’ are viewed in a variety of ways today: with suspicion and antipathy, as outmoded and redundant, or as a rallying self-identity marker for particular purposes, depending on the interactants and the situations. This panel seeks to explore how notions about ‘feminists’ and/or ‘feminisms’ are construed explicitly in and through discourse i.e. how that gets to be talked about, represented, or acted upon in ways that may be sympathetic, disengaged, hostile, cooptative and so on, in texts and talk of everyday life. Papers, based on sizeable empirical data, should clearly outline the analytical framework and methodology used in the study, and provide explicit and systematic analysis of the communicative strategies evident in the data. The panel aims to investigate the myriad ways in which ‘feminists’ and ‘feminisms’ are understood by women and men (and girls and boys) in a variety of communicative settings, and cultural and (inter)national contexts. A variety of theoretical and methodological perspectives is welcome.

If anyone, whose research fits within the concerns of the panel, and would like to participate, contact at ellmml@nus.edu.sg

Initial expressions of interest by 26 October followed by abstracts of 500 words by 4 November.

mercredi 21 octobre 2009

Justice de genre et développement

Experts, praticiens des droits des femmes et militants pour l'égalité des sexes se sont donné rendez-vous à la rencontre internationale autour des «Cultures et pratiques vers la justice de genre et le développement», organisée à Rabat avant-hier 19 et hier 20 octobre. L'inégalité de genre est-elle un invariant commun à toutes les cultures ?

Quelle part revêt la culture dans la perpétuation de l'inégalité de genre? Cette injustice entre hommes et femmes est-elle liée à la différence Nord-Sud ? Des questions dûment débattues lors de ce séminaire qui auront eu la particularité d'éclairer la question de la justice de genre.

En effet, selon Maria Jose de Moreno Ruiz, directrice Projet genre à la GTZ, (Agence allemande de coopération technique), organisatrice de l'événement, «dès 2008, il nous a paru crucial d'intégrer la dimension culturelle dans les politiques et les programmes de développement dévolus à la question du genre, au même titre que les droits de l'homme ou la bonne gouvernance». Raison à cela : là où il y a culture, il y a «gendérisation». Autrement dit, la culture se compose d'un large éventail de prescriptions et d'indications qui influencent ou constituent des codes de comportement entre les groupes sociaux comme les sexes et les générations.
Les interprétations des cultures et la pratique de certaines traditions peuvent limiter le progrès vers des sociétés plus justes où droits et devoirs sont équitablement partagés entre les femmes et les hommes.

Leila Babes, professeur à l'université catholique de Lille estime que «si la femme est reconnue comme croyante à part entière avec les même droits et devoirs que l'homme, il en va tout autrement de son statut social où elle est assujettie à la loi de l'homme».

En d'autres termes, culturellement et religieusement les relations entre les femmes et les hommes sont dans tous les groupes humains socialement construites, apprises et reproduites de manière systémique, ce qui se traduit par des écarts entre les sexes dans les sphères aussi diverses que les prises de décision, l'accès à la propriété ou l'autonomie.
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Source Le Matin

jeudi 15 octobre 2009

Hétéros. Discours, lieux, pratiques


par Catherine Deschamps, Laurent Gaissad et Christelle Taraud (dir.)

Reçue comme allant de soi, immuable, quasi naturelle, et essentielle au lien social, l’hétérosexualité n’a guère jusque-là été questionnée. Aussi aura-t-il fallu le développement des recherches gay et lesbiennes pour qu’elle apparaisse enfin dans son étrangeté et sa portée normative. Il y a une histoire de l’hétérosexualité, une identité, un genre hétérosexuel non pas inné mais produit par un certain nombre de lieux et de pratiques dont Hétéros, pour la première fois en France, dresse un inventaire critique. Les sites et chats de rencontres, les danses enlacées (une singularité proprement occidentale), les manières de divorcer, l’autobiographie, la littérature « psy » sur le couple, les sciences sociales nord-américaines, les discours sur la sexualité post-natale, les changements sociaux et législatifs, l’armée, les prisons, les centres d’observation pour délinquants, le sport voilà où se construit, non sans difficultés désormais, l’hétérosexualité.

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Appel à Contribution

Décrire la violence
pour le numéro 10 de la revue Tracés


Violences extrêmes, politiques, insurrectionnelles, révolutionnaires, domestiques, physiques, symboliques, verbales, morales… Il n’existe aucun consensus définitionnel en philosophie et encore moins dans les sciences sociales sur les limites et la portée de la notion de violence.

Elle renvoie plutôt à un champ d’expériences qui reste à spécifier. Longtemps pensée dans la philosophie politique classique comme l’envers du droit (Arendt, 1969), ou à l’inverse comme praxis révolutionnaire (Fanon, 1961), la violence hante la définition et les frontières de la légitimité. À l’opposé, les sciences sociales, dans leur travail critique sur la violence, se sont concentrées depuis les années 70 sur la recherche d’une définition non normative, refusant de la réduire à un phénomène obscur à lui-même et purement irrationnel (Graham et Gurr, 1979). Pourtant, l’un des apports de l’anthropologie est d’avoir montré que la violence n’est pas identifiable à la façon d’objets matériels ou d’états déterminés, en d’autres termes, elle ne s’observe pas, mais sa spécification résulte de procédures ouvertes de qualification (Lenclud, 1984) : l’explication de la violence est donc toujours déjà ancrée dans un travail de catégorisation. C’est ce constat simple qui a guidé le choix, pour le titre de ce numéro, de la description, car ce sont les dispositifs, les sources, les méthodes, les formats utilisés pour construire l’objet " violence " dans les discours des sciences humaines et sociales que nous voudrions mettre au centre des questionnements.

Face au foisonnement et aux oppositions théoriques dans le champ des études sur la violence (Scheper-Hugues et Bourgois, 2004), le numéro de Tracés n’entend pas défendre une ligne théorique exclusive, mais bien plutôt inciter les contributeurs à discuter de la pertinence de modèles descriptifs et explicatifs en rapport à des terrains déterminés et des techniques de recherche explicitées. Poser la question en termes de description permettra – c’est le pari de ce numéro – de reposer certains problèmes (celui des causes, des facteurs de la violence, mais aussi de ses effets sur les corps, individuels et politiques), voire d’en faire émerger de nouveaux, hors des oppositions paradigmatiques discutées en sciences sociales depuis un demi-siècle.

Contact : redactraces@ens-lsh.fr

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mercredi 14 octobre 2009

La femme française aux colonies


La femme française aux colonies suivi de contes et légendes de l’annam.
Clotilde Chivas-Baron


Conçu comme une sorte de défense et illustration de la mission civilisatrice au féminin, cet ouvrage de C. Chivas-Baron (1876-1956) étudie la présence et l'influence de la femme dans l'empire depuis l'Ancien Régime jusqu'au XXe siècle. Il examine l'évolution du rôle de la femme aux colonies et constitue une source documentaire précieuse pour quiconque travaille sur la question du genre et la colonisation. Contes et légendes de l'Annam est un recueil de récits et de fables que l'auteur a ramenés de l'Indochine.

Oralité et Gestualité


Oralité et gestualité. La différence homme/femme dans le roman francophone
par Carmen Boustani

Roman d'homme ou de femme ? Telle est de nos jours l'une des premières questions que se pose le lecteur d'une oeuvre de fiction. La réponse qu'il y donne modèlera son regard sur le texte. Les différences gestuelles et orales jouent un rôle dans la spécification des rapports interpersonnels. Comment peut-on repérer et interpréter ces différences dans les textes littéraires ? Quelle place faut-il accorder aux débats sur la domination du masculin, à l'hypothèse d'une crise des identités de genre ?
Curieusement, dans les textes littéraires, l'étude sémiologique des gestes et de la parole a, jusqu'à présent, fait l'impasse sur la sociologie du genre. Le présent ouvrage vient à point pour analyser le rapport masculin/féminin à partir d'une représentation du corps et de ses activités : "Des hommes et des femmes se côtoient dans l'espace textuel : chacun se comporte dans cette situation spécifique en fonction de son sexe et de son ethnie. Toute cette étude autour de la corporéité (oralité et gestualité) se décline à partir de ce concept."

En d'autre mondes, en d'autres mots

Essais de politique culturelle de G.C. Spivak

Ce livre culte, le plus célèbre de Spivak, propose au croisement de l'histoire, de la critique littéraire, de la sociologie et de la philosophie, plusieurs essais où, relisant Coleridge, Dante, Virginia Woolf ou Wordsworth, mais aussi Marx ou la militante Mahasweta Devi, elle offre sur la guerre des cultures, l'imagination, la dialectique du réel et de la fiction, le féminisme français, l'impérialisme et l'exploitation, ou encore la parole des subalternes, autant de contributions majeures dans les domaines de la théorie littéraire, des cultural studies, du féminisme et du postcolonialisme.

G.C. Spivak

Gayatri Chakravorty Spivak, professeur de littérature anglaise et comparée à Columbia University, pionnière des études postcoloniales, militante des droits de l'homme, est l'un des penseurs féministes les plus influents de notre temps. Son oeuvre théorique est traduite et commentée dans le monde entier.

mardi 13 octobre 2009

Appel à Contribution

"Femmes"

Pour le prochain numéro d'Altérités, « Femmes» , sous la direction de Kim Turcot DiFruscia, dont la publication est prévue pour Mars 2010.
La revue en ligne Altérités (http://www.alterites.ca) vise à susciter des débats liés aux intérêts et aux enjeux actuels de la recherche en anthropologie. Altérités publie en français et en anglais des articles, des notes de recherche et des comptes rendus soumis par des chercheurs et des étudiants aux cycles supérieurs oeuvrant dans les divers domaines de l'anthropologie.

Présentation :
Le féminisme occidental dit de première et deuxième vagues est un mouvement théorique et politique historiquement articulé autour d’enjeux situant le politique au confluent de l’individuel et du collectif : violence faite aux femmes, santé reproductive et sexualité, inégalités économiques et sociales, oppressions et discriminations liées au genre, etc. Sans jamais déployer de perspective théorique unifiée, l’anthropologie et les études du féminin en sciences sociales ont souvent épaulé les luttes, revendications et débats féministes, que ce soit en s’organisant autour de thématiques parallèles; en mettant au jour des vécus inégalitaires; en posant un regard sur les dynamiques du mouvement des femmes; en accompagnant la mise en contact entre féminismes du monde ou en établissant un dialogue avec les courants théoriques du dernier siècle (marxisme, poststructuralisme, plus récemment pensées de la subalternité, queer. etc.).
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Appel à Contribution

"Les rapports de sexes sont-ils solubles dans le genre ?"

Appel à contributions du Journal des Anthropologues


L’anthropologie a mené depuis les années 1970, une réflexion sur les formes de domination entre les sexes. Les chercheur.e.s ont commencé à penser la construction de la différence des sexes, les processus de hiérarchisation élaborés à partir de cette différence et à repenser les paradigmes de la connaissance fondés sur le biais du masculin.

Mais une partie des connaissances sur les contraintes – politiques, sociales autant que biologiques – pesant sur les femmes, a été développée par d’autres disciplines. Sans vouloir à tout prix retrouver la spécificité de l’anthropologie dans ce domaine, cet appel à contribution souhaite recueillir des articles montrant comment les études de terrain ethnologiques posent actuellement la question des rapports de sexes.

Dans cet appel, nous souhaitons interroger, à partir du terrain, les notions de rapports de sexes et les rapports de genre. Cette notion, qui souligne l’importance d’une approche relationnelle entre le féminin et le masculin, n’est-elle pas devenue, par son usage institutionnel, euphémisante ? Est-elle suffisante pour éclairer les modes de catégorisation hiérarchisante des femmes et des hommes ? Reprendre la notion de sexe qui était à la base des réflexions anthropologiques permet-il d’opérer une redéfinition historicisée entre les sphères du féminin et du masculin qui ne relèvent pas seulement des champs de la reproduction ou de la parenté, mais aussi de l’économique et du social, indissociablement liés aux représentations symboliques participant de la hiérarchisation même ?
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