vendredi 27 janvier 2012

Bourse de recherche de l'Institut Emile du Chatelet

Dans le cadre de la subvention que lui accorde la Région Île-de-France, le DIM «Genre, Inégalités, Discriminations» lance deux appels à candidatures pour l attribution d allocations doctorales et post-doctorales. L'Institut Émilie du Châtelet (IEC) coordonne la sélection du pôle «Genre» et l Alliance de Recherche sur les Discriminations (ARDIS) celle du pôle «Discriminations» du programme scientifique du DIM «Genre, Inégalités, Discriminations». Ces allocations sont destinées à soutenir des recherches menées dans un établissement de recherche et d enseignement supérieur de la Région Île-de-France:
. soit sur les femmes, le sexe ou le genre
. soit sur les discriminations
Elles concernent toutes les disciplines.
. Allocations doctorales : elles prennent la forme d un contrat à durée déterminée d une période de 36 mois (pour les étudiant-es qui s inscriront en 1ère année de thèse) et 24 mois (pour celles et ceux qui s inscriront en 2e année). Le salaire mensuel net est de 1400 ¬ minimum.
. Allocations post-doctorales : elles prennent la forme d un contrat à durée déterminée, d une durée de 12 à 18 mois, pour un salaire mensuel net minimum de 2100.
La date limite de renvoi des dossiers est fixée au 19 mars 2012. Vous trouverez toutes les informations et documents nécessaires pour répondre à ces appels sur le site de l'IEC

Politique et poétique du genre dans les migrations. Femmes entre les deux rives de la Méditerranée

Mireille Calle-Gruber, Anaïs Frantz (éds), Politique et poétique du genre dans les migrations. Femmes entre les deux rives de la Méditerranée, actes du symposium tenu en Sorbonne les 22 et 23 juin 2009, Presses universitaires de Tanger, 2011. Sous le titre « Politique et poétique du genre dans les migrations. Femmes entre les rives de la Méditerranée », les actes du symposium qui s’est tenu à Paris, en Sorbonne, les 22 et 23 juin 2009, permettent de mesurer les enjeux poétiques et politiques de l’expérience menée dans le cadre du Programme de Master Tempus Drive par les Universités de Rome, Tanger-Fès, La Sorbonne Nouvelle-Paris 3 et Toulon-Var Université du Sud, avec la collaboration de l’AMERM et de IMED.

Deux axes organisent la réflexion :

1. Droit de cité. L’expression qui, dans l’Antiquité, désignait l’ensemble des droits publics et privés des citoyens de la Cité ou de l’Etat et excluait les étrangers, a l’avantage de placer d’emblée la réflexion sur la frontière, la multiplication des frontières intérieures, les exclusions, et sur les formes que cette réflexion prend en droit, en politique, dans les oeuvres d’art et les lettres. C’est aussi la possibilité offerte de penser le lieu urbain par rapport à la place qui est faite aux femmes.

2. Littératures migrantes : questions de langues, questions de genres. Ce second axe invite à considérer le champ des apprentissages et des difficultés linguistiques (bilinguisme, diglossie, diglossie littéraire) ; des représentations de soi dans la langue-autre, de la prise de parole des migrantes, l’émergence de leurs récits propres et de ce que les oeuvres littéraires peuvent faire entendre de leurs langues ; de la faculté de transmission. C’est aussi l’espace où penser ce que la construction de « genre » apporte à une pensée de l’égalité des chances et de la parité, à l’inscription des différences sexuelles dans les langues. Où prendre la mesure de ce que, travaillée par l’inscription des altérités sexuelles et culturelles, l’écriture romanesque en français génère des genres littéraires inédits. Que, dans l’écriture migrante, le « genre » ne va pas sans l’émergence de nouvelles formes littéraires.

En fait, lorsqu’on tente d’évaluer la portée de « l’intégration » ou « la différence », on voit que ces mots sont rapidement à double entente, tout comme « communauté », « communautaire », « métisse », ou encore « francophonie » et « littérature postcoloniale ». Sans oublier les doutes : jusqu’où y a-t-il droit ? et où zones sans-droit ? Jusqu’où faut-il légiférer ? Questionnement à reprendre donc, et à questionner inlassablement : avons-nous bien posé les questions ? avons-nous pesé nos mots ?

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Gouvernance locale dans le monde arabe et en Méditerranée : Quels rôles pour les femmes

Le service des publications du Cedej et son Directeur ont le plaisir de vous informer de la parution d'un numéro bilingue d’Égypte/monde arabe N° 9/3ème série intitulé : «Gouvernance locale dans le monde arabe et en Méditerranée : Quels rôles pour les femmes ? », dirigé par Sylvette Denèfle et Safaa Monqid, avec la collaboration de Souria Saad Zoi, Maria Frederika Malmström, Nora Semmoud, Mina Saidi Sharouz, Corinne Fortier, Nisrin Abu Amara, Helen Rizzo, Maya Morsy, Abdelhafid Hammouche, Nicole Roux, Jamal Al Shalabi, Tareq Al-Assad et Eva Saenz-Diez.

Cet ouvrage tente de faire le point sur la place et le rôle des femmes dans divers pays du monde méditerranéen et aborde ces questions sous divers angles : la mobilité des femmes dans la ville et l’utilisation qu’elles ont de l’espace urbain, la sécurité et les relations sociales dans la ville, la place des femmes dans la gestion urbaine et dans les systèmes de gouvernance. L’analyse comparative des contextes différents et la diversité des cas traités apportent un regard neuf et un éclairage enrichissants sur les évolutions sociales et politiques récentes. Ce livre rassemble les contributions qui ont été présentées, en avril 2010, au Caire (Égypte), lors du colloque « Genre, villes et gouvernance locale dans le monde arabe et en Méditerranée : Quel rôle pour les femmes ? »

Pour toute commande et demande d’informations, veuillez contacter Madame Elham Naïm :elham@cedej-eg.org

Transnational Marriage Markets and Migration

Call for Papers

Session 172 on the XVIth World Economic History Congress, Stellenbosch, 913 July, 2012

Marriage markets refer to the characteristics, composition, and geographic location of dating or formal matchmaking pools within which people search for intimate partners. Broadly speaking, marriage market research posits that individuals make decisions regarding the formation of intimate relationships according to the availability of desirable partners who reside in their marriage market. The market is a metaphor for describing how marital unions are organized through the efforts of men and women. Economists may systematize information on elements of the market such as key characteristics people take into consideration, communications and venues for dating or matchmaking, subgroup preferences, and the macro-economic opportunities for enhancing the market, particularly with an eye towards the economic costs and benefits both on the individual and state level.

In migration research marriage markets play a decisive role in the process of integration. According to sociological and historical studies, intermarriage is a crucial, probably the most crucial, mechanism of ethnicintermingling, and of integration. In Europe today as well as in the contemporary United States, intermarriage of migrants children of low social status, such as Muslims from Turkey, North Africa, or Southeast Asia andHispanics from Mexico and other Middle and South American states, attracts attention from research scholars but also from politicians and the media. But what if migrants are dealing with transnational marriage markets? Justas the international labor market served to advance capitalism, so too the transnational marriage market serves to maintain existing ties between different regions of the world.

Participants in this panel will explore the contents of the term ‘marriage market’ in economic, social, and cultural aspects and how it refers to international migrants. This session aims at analyzing the role of match making as an indicator for migrants integration around the globe in nineteenth and twentieth centuries, a period when some groups moved according to cultural markers towards an emphasis on love in marital decision-making, while others applied a more parental or communal arrangement pattern. Different labor markets for women and men influenced heteronormative marriage markets, such as when male laborers found jobs in different regions than female laborers. Perceptions of gender roles differed across time and borders. How does this interlinkage between labor and marriage market change over time and world region? How do expectations of marital roles and of the relationship of potential spouses prior to marriage relate to this decision-making?

Abstracts for this session should contain no more than 400 - 1000 words and should be sent to the corresponding session organizer, Annemarie Steidl (annemarie.steidl@univie.ac.at) before the 1st of March. The paper presenters will be informed about their selection before the 15th of April. Papers should be submitted before the 15th of June in order to give session participants and commentators sufficient time to prepare.

dimanche 22 janvier 2012

Usages de Bourdieu du côté des deux rives : l’utilisation des outils sociologiques au sein des sciences humaines

Nous avons le plaisir de vous annoncer la prochaine tenue du colloque consacrée aux usages de la sociologie bourdieusienne et qui aura lieu à l'EGE le samedi 28 janvier. (ci-dessous le programme de la journée).

Colloque international CERAM (Centre de recherches sur l’Afrique et la Méditerranée) /Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat Samedi 28 janvier 2012 à Rabat (Al Irfane) 14h30-18h. Organisateurs : Loubna El Khloui, Jean Zaganiaris

Les travaux de Pierre Bourdieu (1930-2002) ont considérablement marqué la recherche en sciences humaines. Des concepts tels que « habitus », « champ », «capitaux » ou bien « violence symbolique », ainsi qu’une démarche visant à remettre en cause les anthropocentrismes et les évidences admises sur le mode de l’allant de soi, ont été employés par les sociologues mais aussi par les anthropologues, les philosophes, les économistes, les littéraires, les juristes, les linguistes et les historiens. Si les travaux de Bourdieu ont leur genèse dans l’Algérie coloniale, ils se sont très vite orientés vers les domaines de la culture et de la politique, animés par un « souci sociologique » de dévoilement du caché. Même s’il s’agit de rendre hommage à ce grand sociologue à l’occasion du 10e anniversaire de sa mort, l’objet de ce colloque n’est pas de commenter l’œuvre de Pierre Bourdieu mais de présenter des recherches marocaines et européennes au sein desquelles elle est utilisée, y compris de manière critique. Comme le rappelle Gérard Mauger, « Si l’œuvre de Pierre Bourdieu a tout pour déconcerter les intellectuels, c’est aussi parce qu’il n’a pas cessé de mettre en garde contre la lecture scholastique, spontanément pratiquée par les intellectuels. Lecture de lector, elle consiste à réduire l’œuvre à sa dimension purement théorique et à commenter les concepts au lieu de s’en servir […] Son ambition était de transmettre des outils de recherche, des instruments théoriques et des dispositions scientifique : « J’ai toujours été immergé dans des projets de recherche empiriques et les instruments théoriques que j’ai construits n’étaient pas conçus pour le commentaire et l’exégèse mais pour les utiliser dans de nouvelles recherches»[1]. C’est cet axe qui sera le fil conducteur de ce colloque. De quelle manière utilise-t-on aujourd’hui, du côté des deux rives, les outils forgés par Pierre Bourdieu ? De quelle façon est-ce que les concepts de cet auteur sont employés au sein des différentes disciplines des sciences humaines ? C’est en ce sens qu’il nous a paru important d’organiser ce colloque à Rabat et de susciter une rencontre entre des universitaires marocains et français qui ont été proches de Bourdieu mais aussi des jeunes chercheurs qui l’utilisent dans leur travaux.

Programme

14h30 – 15h00: Introduction : Pierre Bourdieu : un sociologue de la pluralité ?

Penser la construction de l’objet à partir de Bourdieu : objectivation de la recherche et pratiques sociales
15h20 : Frédéric Lebaron, Professeur de sociologie, CURAPP/CNRS, Université Picardie Jules Verne : « Bourdieu et l'analyse des structures sociales du champ économique: perspectives et usages d'un programme de recherche sociologique »
15h40 : Grazia Scarfò, Professeure de Sociologie générale et de Sociologie des organisations à Ecole Hassania des Travaux Publics – Casablanca : « Le métier du sociologue ou 'repenser' le terrain à la lumière de la réflexivité bourdieusienne»
15h40 : Jean Zaganiaris, Enseignant chercheur CERAM/ EGE Rabat : « Objectiver les gender studies au Maroc à partir de Bourdieu : la question de l’anthropocentrisme »
16h20 : Débat
Modérateur : Aurelien Lécina, DASP, EGE Rabat

16h20-16h40 : Youssef Benzouine, Moaad Boussekri, Ismaïl Jabri, Antoine Perrier, étudiants EGE Rabat et Sciences Po Paris. Présentation de la revue Kaléidoscope : « Elargir la question du déterminisme chez Bourdieu : le couple Sartre-Beauvoir»

Penser la politique à partir de Bourdieu : culture, action publique et militantisme
16h40 : Nasser Suleiman Gabryel, Enseignant chercheur, Université de Mohammedia/Faculté poly disciplinaire d’El Jadida : « La distinction culturelle et la sociologie de l’occidentalisation arabe : dette et usage de la sociologie de la culture de Bourdieu »
17h20 : Pascale Laborier, Professeure de science politique, ISP/CNRS, Université Paris Ouest Nanterre : « Penser l’action publique à partir de Bourdieu et Foucault »
17h40 : Joseph Hivers, doctorant, Institut d’études politiques internationales (IEPI), Lausanne : « Penser l'habitus en contexte autoritaire : les incidences biographiques du militantisme et la socialisation politique des militants de gauche au Maroc »
17h40-18h00 : Débat et conclusion
Modératrice : Loubna El Khloui, CERAM/EGE

Pour toute demande d’informations, merci de contacter : zaganiaris@yahoo.fr
CERAM/EGE Rabat
Avenue Ben Abdellah Regragui,
Al Irfane BP 6283 10112 Rabat Maroc

Arab Women & the Arab Spring: Call for Papers

Special Issue # 2 of the Journal of International Women's Studies (JIWS)

This Second Special Issue of the Journal of International Women's Studies (JIWS) solicits articles on Arab women and their role in the current revolutions sweeping the Arab World, referred to as the Arab
Spring. Submissions will address a broad range of discussions on issues related to Arab women and their role in the current revolutions and their role in the potential process of transition to democracy in
the Arab World. We are seeking articles that tackle the above stated issues, specifically covering the Arab world: Algeria, Bahrain, Comoros, Djibouti, Egypt, Iraq, Jordan, Kuwait, Lebanon, Libya, Mauritania, Morocco, Oman, Palestine, Qatar, Saudi Arabia, Somalia, Syria, Sudan, Tunisia, UAE and Yemen.

Scholars and activists are invited to submit unpublished manuscripts that are currently not under review. Please consult the JIWS website for submission guidelines including length, format and bibliographical/referencing styles. The deadline for submission is May 30th, 2012. Forward all submissions via email attachment to the special issue editors:
Submissions on the following countries should be forwarded to Dr. Nadine Sika at : Egypt, Sudan, Libya, Tunisia, Algeria, Morocco, Western Sahara and Mauritania.
Submissions on the following countries should be forwarded to Dr. Hmoud S. Olimat at: : Jordan, Palestine, Syria, Lebanon, and Iraq.
Submissions on the following countries should be forwarded to Dr. Sangeeta Sinha at: : Saudi Arabia, Kuwait, Qatar, Oman, Bahrain, United Arab Emirates, Yemen, Somalia, Djibouti, and Comoros.
General inquires about the Special Issue should be forwarded to Dr. Muhamad S. Olimat, the Supervisor of the issue at: .

Lisbon Summer School 2012

“Secularism, Gender and Democracy”

Time and Place
July 4-July 6, 2012 at the Centro de Estudos Sociais, Lisbon, Portugal (CES)

The Lisbon Summer School 2012 has as its topic the contentious relationship between religion and politics, and the impact that this relationship has on gender issues. Religion undoubtedly plays an important role in contemporary societies: multiculturalism, migration and bioethical debates, among others, put religion in the spotlight, thereby calling for a redefinition of classical secularization theories. Today, the separation between religion and politics is being questioned more or less radically, as is the meaning and the substance of democracy. At the same time, European as well as non-European societies are experiencing a profound reshaping of their political landscapes. The Mediterranean area is especially affected by massive transformations – as can be seen in phenomena like the “Arab Spring” or the Spanish “indignados”–movement. In these contexts, it has become clear that new modes of governance redraw the boundaries between institutional actors and citizens, and create space for horizontal networks. Gender relations lie at the heart of these transformative processes. In Europe, gender relations have over the last 20 years become the focal point of controversies over the contested separation of religion and politics - the various “Hijab affairs” in many European countries attest to this fact. This broad theme will be discussed on the three days of the summer school along the following lines:
We will look into contemporary configurations of secular regimes from a comparative and historical perspective.

We will scrutinize the manifold and complex ways in which gender is affected by, and at the same time itself affects, modes of religious governance in modern societies.
We will focus on the democratic challenges and opportunities that religious diversity creates within liberal political regimes. The topic of this summer school is by definition interdisciplinary. Grasping the complex interface between religion and politics, and how they it impacts on gender and gender relations involves different disciplines, such as Political Science and Sociology, Gender Studies, Philosophy, Anthropology, Religious Studies and Theology. Each of these disciplines can offer original and in-depth insights into the topic of this summer school. Therefore, researchers and practitioners working in these academic fields are invited to apply. Both theoretical papers on the normative and conceptual problems, and empirical papers on case studies, comparative accounts, and historical trajectories are welcome. In terms of teaching methodology, this summer school is based on the idea that only a productive dialogue between the faculty and the participants can promote the flourishing of democratic scholarship. Therefore, each of the three days of the summer school will consist of a morning session, with interactive presentations by the faculty, and of an afternoon session, featuring the individual presentations of the participants. Participants will hence have the unique opportunity to engage in critical conversations with the faculty, and discuss their own research projects. Faculty members will present original contributions to the topic as well as comment on the participants’ papers.

How to Apply :
To participate in the summer school you must have at least completed a BA degree. Interested graduate students and postdoctoral researchers should fill out the following form. (If you cannot open this link, please go to the website and fill in the form there.) Deadline for Applications: April 1, 2012. Fees: 200 EUR. Language: The working language of the summer school is English.
Participants will be asked to circulate their contributions prior to the summer school. There are no formal requirements for these contributions, but we would encourage the participants to only submit advanced research papers. What is more, all the participants are supposed to read the assigned texts in advance.

Organizers
: The Lisbon Summer School 2012 is organized by the Observatory on the Politics of Cultural and Religious Diversity in Southern Europe (POLICREDOS) at the Centro de Estudos Sociais, Universidade de Coimbra, Portugal. Contact : Mathias Thaler: mathiasthaler(at)ces.uc.pt ; Teresa Toldy: toldy(at)ces.uc.pt
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