mardi 31 mars 2009

Genre et Espace

Call for Papers
SURFACING: An Interdisciplinary Graduate Journal is soliciting papers for its Fall 2009 issue on Gender and Space


The elasticity of the concept of space has generated a vast spectrum of research, as the distinction posited in the social sciences between “space” and “place” helps to extend notions of social space, calling upon time and thus invoking dimensions, philosophical thought and relativity. Yet dominant binaries of gender continue to shape contemporary scholarship on space such as Western/non-Western, modern/traditional, public/private, urban/rural, core/periphery. These binaries are instrumental in mapping communities and social relations within these communities, which can become discriminatory spaces to those who do not fit the social mold.



The questions of who, what and where is being mapped lies at the heart of inquiries that reassess received social geographies and re-appropriate techniques for apprehending spatial formations. Beyond physical locations and local communities, space opens the discussion of the distant/proximate, stretched/compressed and the complex experiences that accompany such phenomena. Communication strategies and mediums on the Internet have proliferated spaces of exchange, broadening ideas about mobility and raising questions about identity and unforeseen gender configurations.


Space can be as definitive as national borders prohibiting passage or as abstract as demarcations of the mind. Surfacing is looking for various engagements with “space,” from the concrete to the abstract, in ways that challenge perceptions of gender in the Global South.

Possible problematics to explore:
  • hierarchies and boundaries in spatial arrangements
  • access to space based on gender
  • the politics of urban space
  • regional comparisons of masculinity or femininity
  • the body as a gendered space
  • gender, public space and visual culture
  • the role of information technology (internet, mobile phones, blogs, personal networking sites, 24-hour media)
  • the gendered nation-state
  • the politics of citizenship and gender
  • the space between women and men
  • mapping gender
Formats of all kinds are welcomed: photo-essays, notes from the field, articles, essays, working papers, commentaries, letters to the editor, reviews, talks and conference papers,etc.
*Deadline for articles will is due on April 15th , 2009.
*Formatting standard: Chicago Manual of Style 15th ed.
*Essay submissions should be no longer that 8,000 words and review submission no longer than 2,500 words.
*All questions and queries can be addressed: surfcing@aucegypt.edu

mardi 17 mars 2009

Écrivaines expatriées en France au XXe siècle

"Écrivaines expatriées en France au XXe siècle"
Appel à contribution pour le numéro 58 de la revue Francofonia (printemps 2010)

Présentation :
La revue italienne Francofonia lance un appel à contribution pour un numéro thématique sur les écrivaines expatriées en France, à paraître au printemps 2010.
Si la situation des écrivains émigrés dans l’Hexagone a fait l’objet de nombreuses études, celle des femmes écrivains attend encore une analyse approfondie. Par leur écriture de rupture, due à l’éloignement volontaire ou involontaire du pays natal, les écrivaines expatriées – sans nier l’intimité et l’évocation du « foyer familial » où la tradition les a souvent confinées – habitent un espace public, marqué par un engagement social ou politique. C’est justement cette présence dans un espace souvent «défendu» aux femmes qui fait l’intérêt de leur écriture.

Il s’agira de s’interroger sur les problématiques de l’émigration et sur les stratégies littéraires mises en œuvre par les écrivaines expatriées en France qui ont adopté la langue française. Le cadre historique est représenté par le XXe siècle, avec une attention spéciale pour les décennies les plus récentes. Ne seront pas incluses dans ce projet les écrivaines de la deuxième génération. Les propositions concernant des auteures encore peu connues seront particulièrement appréciées.

Les problématiques suivantes pourront être abordées (de façon non exclusive) :
. L’exil au féminin ;
. Représentations de l’identité et de l’altérité ;
. Regards croisés sur la culture d’origine et sur la culture d’accueil ;
. Langue(s) et genre ;
. Stratégies d’écriture en exil ;
. Insertion et réception dans le milieu littéraire français.

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La production d'enfants : une injonction ambivalente

"La production d'enfants : une injonction ambivalente" pour un prochain numéro de Nouvelles Questions Féministes

Présentation :

Il y a une certaine ambivalence, voire de la méfiance, chez les féministes radicales face à la question des enfants, et ceci pour de bonnes raisons : d'une part, la production d'enfants est l'obstacle principal à l'égalité entre les sexes ; d'autre part, la maternité a été historiquement construite comme étant incompatible avec la participation à la sphère publique, renvoyant ainsi les femmes au privé. Par ailleurs, tant les positions essentialiste que celles du sens commun, font de la maternité leur argument massue, à la fois preuve de l'existence d'une différence biologique entre les femmes et les hommes à l'avantage des premières, et justification du maintien de leur situation spécifique complémentaire dans l'ordre hétérosexuel existant.

Cette méfiance légitime des féministes radicales a eu pour conséquence un relatif désengagement de la réflexion critique sur la maternité et, plus généralement, sur la production d'enfant, laissant ainsi le champ libre à des débats peu pertinents. Relevons la vulgate psy sur la prétendue crise d'identité des femmes déchirées entre désir d'enfant et aspirations professionnelles; le sempiternel discours de la « conciliation travail - famille » qui incomberait aux seules femmes ; des considérations quasi-réactionnaires sur le pouvoir abusif des femmes, capables d'infliger ou de refuser une paternité aux hommes, de monopoliser le pouvoir sur les enfants en cas de divorce, qui sont autant de manières d'occulter le travail fourni par les femmes dans cette fonction maternelle et les limites très concrètes que celle-ci impose à leur autonomie. On pense aussi au soi-disant irrépressible désir d'enfants chez ces dernières, que les différentes méthodes de procréation assistée et autres adoptions se chargeraient de combler.

Ces thèmes ressassés appellent selon nous de nouvelles problématisations de la part des féministes, en regard des contextes familiaux et professionnels actuels. A titre d'exemple, la revendication du « choix » d'avoir ou non des enfants pourrait être réactualisée. Alors que le féminisme des années 70, avec le slogan « un enfant si je veux quand je veux », a mis fin à l'idée de la maternité comme destin, ce message reçoit une réception mitigée. Si le contrôle de la fécondité est un droit acquis - quoique la vigilance à ce propos soit de mise - l'identité féminine semble toujours et encore dépendre de la maternité, alors que l'identité masculine reste, elle, indépendante du statut paternel. Or, les conditions de réalisation du projet d'enfant sont toujours plus difficiles à réunir ; on n'évoquera pas ici la question récurrente du « partage » des tâches entre les sexes, mais surtout le fait que notre société continue de considérer la question de la production d'enfants, et finalement de son propre devenir, comme relevant centralement de la sphère privée et dépendant des rapports de pouvoir intra-familiaux encore largement défavorables aux femmes. Si nous souhaitons susciter des réflexions sur la « production d'enfants » et non sur la « maternité », c'est justement pour casser, la logique qui, en associant enfants=maternité=privé, dédouane les hommes et la société de la responsabilité pour l'enfant. Une logique qui implique la dévalorisation du travail, institutionnalisé ou marchandisé, lié à cette « production ».


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Figures du féminin dans les industries culturelles contemporaines


Nouvelles Questions Féministes, Vol. 28, No 1, "Figures du féminin dans les industries culturelles contemporaines" sous la direction de : Fabienne Malbois, Silvia Ricci Lempen, Valérie Cossy, Lorena Parini (éds) 2009, 152 pages

Présentation :
La dernière livraison de la revue Nouvelles Questions Féministes aborde l’épineuse question du rapport de la réflexion féministe aux productions culturelles qui intègrent (implicitement) les acquis égalitaires tout en se présentant comme "au-delà" des luttes féministes, voire comme "postféministes". Pour résumer ce numéro, on pourrait dire qu’il rend compte d’une première rencontre dans le champ des études féministes francophones: celle entre les héritières des grandes luttes féministes des années 1970-1980 et la génération "Bridget Jones". Les figures féminines proposées aujourd’hui au public sont-elles vraiment émancipées en termes féministes? Reconnaître l’ambiguïté des messages délivrés par les productions culturelles contemporaines, qui, postmodernité oblige, brouillent le rapport entre réalité et représentation en recourant à la citation et à la parodie, c’est admettre, certes, qu’il n’y a pas de réponse univoque à cette question. Mais, au fil des articles, ce numéro suggère un renouvellement du discours féministe apte à faire face au défi politique soulevé par la volatilité et l’apolitisme apparent des représentations des rapports sociaux de sexe par les industries culturelles contemporaines.

Table des matières :
Edito
- Imaginaires collectifs et reconfiguration du féminisme (Valérie Cossy, Fabienne Malbois, Lorena Parini et Silvia Ricci Lempen)
Grand Angle
- L'ère des top girls: les jeunes femmes et le nouveau contrat sexuel (Angela McRobbie)
Quentin Tarantino et le (post)féminisme. Politiques du genre dans Boulevard de la Mort (Maxime Cervulle)
- Quand les internautes rencontrent Buffy: la fan fiction sur l’amour entre femmes (Malin Isaksson)
Mum lit, version française: faut-il en rire ou en pleurer? (Nathalie Morello)
Champ libre
- Sport homosexuel et mouvement social: la mise en scène du corps gay et lesbien (Sylvain Ferez, Agnes Elling et Philippe Liotard)
Parcours
- Une révolution du regard. Entretien avec Carole Roussopoulos, réalisatrice féministe (Hélène Fleckinger)

Site

Nous, les mecs : Essai sur le trouble actuel des hommes


"Nous, les mecs, nous devons, avec les femmes, et de notre place spécifique, clore le chapitre de la domination masculine. Pour cela, il nous faut faire l'inventaire de la virilité. Savoir ce que nous devons en garder. Ce qu'il est important que les femmes apprennent à son sujet. Et ce qui doit être jeté aux oubliettes." Parce que les hommes, majoritairement déstabilisés dans leurs certitudes, se posent aujourd'hui de nombreuses questions mais n'ont pas toujours les mots pour les exprimer ni l'occasion de le faire, Daniel Welzer-Lang a choisi de leur parler, de dire comment l'on devient homme, par quelles souffrances, épreuves et joies l'on passe, et ce que cela signifie concrètement que d'être un mec affectivement, sexuellement et professionnellement. Il s'adresse également aux femmes qui, plus souvent qu'on ne le croit, appellent de leurs vœux un livre qui leur expliquerait avec simplicité ce que, de nos jours, les hommes pensent, vivent et ressentent.

Biographie de l'auteur
Daniel Welzer-Lang, sociologue, est professeur à l'université de Toulouse. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages aux Editions Payot, dont Les Hommes violents, Utopies conjugales, et La Planète échangiste.