lundi 28 avril 2008

5ème Congrès des Recherches Féministes Francophones

Lors de la table ronde du 26 avril, Malika Benradi a rappelé que la date limite pour la soumission de propositions pour le 5ème Congrès de Recherches Féministes Francophones qui se tiendra du 21 au 25 octobre 2008 à Rabat autour de "Le féminisme face aux défis du multiculturalisme" a été repoussée au 30 mai !! Elle encourage vivement les doctorants à envoyer très rapidement leurs propositions!!!

Timing du 5° Congrès
  • Appel à communication : diffusé à partir du 1er juin 2007
  • Réception des propositions de communication et des abstracts : 30 Mai 2008
  • Sélection des communications : 30 Juin 2008
  • Réception des interventions finalisées : 30 septembre 2008
  • Tenue des travaux du 5° Congrès : 21 – 25 octobre 2008

Pour plus de détails

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Table ronde (26 avril 2008): Une mosaïque d'usages - définitions et applications du "genre" au Maroc

Le GREGaM a organisé une table ronde qui s'est tenue le 26 avril 2008 au siège de la fondation Friedrich Ebert à Rabat. Un grand merci à tous les intervenants et aux nombreuses personnes qui sont venues participer à cette rencontre!! La synthèse de cette journée de travail intensif sera bientôt mise en ligne sur le blog.

Programme de la rencontre

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mardi 15 avril 2008

École doctorale d’été: Genre en Méditerranée.

Genre en Méditerranée : Les femmes face aux transformations socio-économiques.
Conflits, négociations et émergence de nouveaux rapports sociaux.
21-24 avril 2008, Rabat (Maroc).

Partenaires : Agence Nationale de la Recherche (ANR), Centre Jacques Berque-Rabat (CJB), Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES), Réseau d’Excellence des centres de recherche en sc. humaines sur la Méditerranée, Commission Européenne (RAMSES), Centre Marocain de Recherche en Sciences Sociales (Université Aïn Choq, Casablanca), GREGAM, Fondation Friedrich EBERT, AmUniversité de Mohammedia, Université Paris VIIDenis Diderot.

Depuis une vingtaine d’années, les pays du bassin méditerranéen sont l’objet de transformations sociales et économiques qui dépassent largement les cadres nationaux et s’inscrivent plus globalement dans des processus interactifs de nouvelles régulations économiques et productives, d’intensification des échanges, des communications et des mobilités. Ces processus décrits plus généralement comme un phénomène de mondialisation contribuent à la reconfiguration des hiérarchies et des relations sociales et travaillent également les cadres sociaux, spatiaux et culturels des sociétés. Ces transformations profondes liées au contexte de mutations post-fordistes mondiales se conjuguent aux contextes culturels, politiques, économiques spécifiques à chaque société. Ces bouleversements conduisent les acteurs sociaux à procéder à des réajustements des normes et des statuts et provoquent des tensions fortes dont la résolution s’exerce en permanence entre négociation et violence.
C’est à partir de ce cadre analytique des mutations des sociétés méditerranéennes que nous souhaitons inscrire notre réflexion sur la place des femmes dans la sphère publique et économique. L’objectif de cette école doctorale est de contribuer à une meilleure compréhension des violences et des conflits de pouvoir et de légitimité auxquels sont confrontées les femmes dans les sociétés méditerranéennes contemporaines à partir de l’analyse des modalités de régulation et d’ajustements qu’entraînent leur participation économique et leur présence dans l’espace politique et public. Nous postulons ici que ces violences ne relèvent pas seulement d’un ordre patriarcal traditionnel mais qu’elles sont aussi le signe d’une réaction aux transformations socio-économiques et à une nouvelle distribution des rôles et des statuts.
Il s’agit de renouveler l’approche par le genre en appréhendant les nouvelles situations auxquelles sont confrontées les femmes dans les pays méditerranéens (par exemple, conséquences socio-économiques, mobilités sociales, spatiales, etc.). Il nous importe de comprendre les mécanismes de régulation des conflits sociaux en acte, mais surtout les nouvelles significations et représentations des rapports de genre en marche dans les sociétés méditerranéennes dans un contexte de mondialisation et de mutations socio-économiques.
Les interventions se pencheront donc sur le rôle des femmes dans ces mutations, les formes de violence et de discrimination auxquelles elles sont confrontées, ainsi que les modes de régulation et les stratégies mis en oeuvre pour désamorcer les conflits que génèrent leurs nouveaux rôles et statuts.

Le rôle des femmes dans ces mutations sera abordé selon différents angles d’approche :
- Articulations entre privé et public : Les multiples formes d’irruption des femmes dans la sphère publique par le biais d’espaces inédits d’expression et de citoyenneté, ou d’espaces réappropriés, s’accompagnent inéluctablement de recompositions de l’articulation entre privé et public. De la même façon, les transformations sociales et spatiales des rôles et statuts au sein de la sphère privée affectent les pratiques féminines en espaces publics. Il s’agira de mettre en évidence la diversité de ces transformations, infimes glissements ou changements sociaux, ainsi que leurs conséquences du point de vue des conflits et négociations à l’oeuvre dans les recompositions des rôles et statuts sociaux des femmes.
- Recompositions des rapports familiaux : Cet axe de recherche part du constat de l’émergence, en Méditerranée comme ailleurs, de nouvelles configurations familiales affectant à la fois les structures et les relations au sein de la famille. Dans cet axe, on s’interrogera sur la relation entre ces nouvelles configurations et l’émergence des femmes dans les sphères publiques et économique. Dans quelle mesure l’émergence de nouvelles formes familiales peut-elle être mise en relation avec un nouveau statut de la femme dans les sociétés méditerranéennes ? De quel type de conflit ces nouvelles formes familiales sont-elles porteuses ? On pourra s’interroger, par exemple, sur les significations et les représentations qui affectent ces nouvelles formes familiales : quels changements et quelles récurrences peut-on observer dans le regard porté par les sociétés sur ces mutations ?
- La sphère économique : Cet aspect des mutations des rôles et statuts féminins pourra être appréhendé à travers l’étude de la place des femmes dans la sphère économique, de l’émergence ou de la réapparition de certaines professions, ainsi que des nouvelles articulations formel/informel qui accompagnent le tournant post-fordiste et la mondialisation. On s’interrogera sur les négociations et conflits qui accompagnent ces transformations de la sphère économique et sur leurs implications du point de vue des relations de genre.
- Pratiques et identités sexuelles : Il s'agira de voir quelles sont, dans ces contextes de transformation de l'intime, les féminités et masculinités en marche et comment ces identités sexuelles en mouvement produisent des manières d'être en couple défiant la norme. De ce fait, on questionnera les stratégies de gestion ou de contournement des conflits que provoquent ces relations autant qu'on s'attardera sur les discours et modes de réajustement des comportements. Comment ces relations qui se glissent entre les conventions mettent en scène la norme en même temps qu'elles la défient ?
- Mobilité et migrations : Les migrations, qu’elles soient internes ou internationales, sont des accélérateurs de transformations sociales. Il s’agit d’étudier les modalités de ces migrations et leurs implications du point de vue des relations de genre et des mobilités socio-économiques. On cherchera également à mettre en évidence l’émergence de nouvelles figures de la migration féminine (femmes seules, étudiantes…).

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dimanche 13 avril 2008

Bourse de recherche : Etudes en histoire de la sexualité

From 2008 to 2010 the SEPHIS programme will run a research project on ‘Sexualities and Modernities’ sponsored by the FORD Foundation. The objective of this programme is to allow researchers to gain a deeper historical and comparative understanding of the complex interplay between cultural contexts and the politics of sex- and gender-based claims of identity. Dissemination to advocacy groups and into the public sphere is an essential part of this endeavor.

SEPHIS is making one fellowship available to candidates at the post-doctoral, PhD and MA level to research any area to do with the history of sexualities in North Africa, the Middle East and Central Asia. Funding of up to $15 000 is available to the successful applicant who will have 18 months (until December 2009) to complete a substantial written research report as well as an academic article of around 10 000 words. The latter will be published as part of a collection of articles. In addition, the applicant will be expected to contribute to public activities outside the academic sphere. Contributions should be received by December 2009. The successful candidate will also be required to attend a week-long training workshop in September 2008, to be held at a venue in the South.

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lundi 7 avril 2008

Pour en finir avec la domination masculine. De A à Z

Un ouvrage d’Ilana Löwy et Catherine Marry ( Paris, Les Empêcheurs de penser en rond/Seuil, 2007, 339 p., 20€). Par Christine Détrez [1].

Comme le souligne son sous-titre, l’ouvrage d’Ilana Löwy et Catherine Marry se présente comme un dictionnaire déclinant selon les lettres de l’alphabet les lieux de déploiement et d’exercice de la domination masculine. D’« Accouchement » à « Violence (dans le couple) », en passant par « Amour », « Clarinette », « Concours de laideur », « Famille », « Harlequin », « Laitière », « Microbes », « Orgasme », « Police », « Rasoir électrique », « Sexratio », « Toilettes pour femmes », etc, c’est ainsi plus d’une centaine de termes qui sont convoqués pour analyser les formes historiques et contemporaines de construction et de maintien des différences et de hiérarchisation du féminin et du masculin. Une place importante est accordée à la légitimation de cette hiérarchie par le recours au « naturel » et au « biologique » : on voit ainsi, contre les évidences du naturel - et le naturel de l’évidence -, comment la médecine et la science ont inventé des genres différents, afin de justifier en retour la soumission des femmes à leur « nature » : à ce sujet, les entrées « cerveau », « hormones sexuelles-femmes » « hormones sexuelles-hommes », « ménopause », « menstruation » (entre autres) permettent de réencastrer le savoir médical et scientifique dans leur contexte symbolique et économique, dimension encore très rarement traitée dans la profusion de manuels parus sur le genre. Mais l’analyse aborde également les mises en scène sociales de cette domination masculine, avec des entrées plus classiques - mais toujours d’actualité - relevant de la sociologie de la famille (famille, divorce, travail domestique...), de l’école (réussite (scolaire), maths, mixité...) ou de la sociologie du travail.

[1] Maître de conférences en sociologie à l’ENS Lettres & Sciences Humaines, et membre du GRS (Groupe de recherche sur la socialisation).

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La prostitution dans les rues de Casablanca


Un ouvrage de Sara Carmen Benito (Editions Toubkal, 2008, 102 p., 48 DH)

Ce travail de recherche décrit au Maroc les conditions de vie des femmes qui optent pour le travail sexuel comme moyen de subsistance. L’espace où se développe cette recherche est la ville de Casablanca, capitale économique et plus grande ville du pays, avec 4 ou 5 millions d’habitants. C’est un petit Maroc, avec une population immigrante et des contrastes flagrants entre "riches" et "pauvres". C’est une ville d’un pays en voie de développement où il y a des quartiers de bidonvilles et des oasis de petits palais ; des marchés clandestins, une économie de subsistance ; de la drogue ; des enfants des rues. Casablanca illustre la réalité sociale du Maroc d’aujourd’hui : en transformation, anticonformiste, mais en même temps résistant au changement.

Le dialogue établi avec les travailleuses sexuelles cherche à les rendre conscientes des causes pour lesquelles elles subissent le stigmate du titre de "mauvaises femmes". Un apprentissage qui les rendra plus fortes et leur permettra d’initier changements et amélioration de leur vie. Cette analyse a aussi pour but de faire partager la réflexion sur la problématique du travail sexuel avec toute la société, pour que celle-ci comprenne et assimile ses propres besoins d’expression et de changement.