mardi 26 février 2008

ACTUALITE: Genre et fonction publique


Cet article est paru hier dans Le Matin. Il revient sur la rencontre organisée par le ministère de la Modernisation des secteurs publics autour de l'intégration de l'approche genre dans la gestion des ressources humaines au sein de l'administration publique.

Cette rencontre s'inscrit à la suite d'un cycle de formation sur la question; cycle qui constitue le premier projet de la mise en œuvre du programme stratégique à moyen terme (PSMT) élaboré par le même ministère en collaboration avec l'Agence canadienne de développement international dans le cadre du fonds d'appui à l'égalité entre les sexes.

Pour plus de détails, consultez l'ARTICLE


samedi 23 février 2008

BLACK FEMINISM, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000


BLACK FEMINISM, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000 (Textes choisis et présentés par Elsa Dorlin), Paris : L'Harmattan, 2008.
« Toutes les femmes sont blanches, tous les Noirs sont hommes, mais nous sommes quelques unes à être courageuses ». Sous ce titre magnifique paraissait en 1982 aux États-Unis une anthologie de textes fondateurs des études féministes noires : un titre qui dénonçait la double exclusion des femmes noires d’un féminisme blanc et bourgeois et d’un nationalisme noir sexiste. Ces féministes noires ont créé un mouvement politique d’une importance unique en ce que, d’emblée, il s’est constitué sur la dénonciation d’une oppression simultanée de race, de classe, de sexe et du modèle de sexualité qui va avec.

Les textes présentés dans ce recueil du Black feminism – le premier en France – explorent sur une période de trente ans les thèmes de l’identité, de l’expérience singulière, de la sororité, de la sexualité, comme la place dans les institutions, les coalitions nécessaires et les alliances possibles, les formes culturelles de rébellion et de lutte, le passage de témoin entre générations.

Pourquoi, en France, ex-puissance coloniale, l’équivalent d’un féminisme noir n’a-t-il pas existé ? Ces textes, par leur vitalité et leur perspicacité politiques, invitent à poser cette question et à s’interroger autrement sur les faux-semblants de l’universalisme républicain comme sur les points aveugles du féminisme français.

Michele Wallace, Combahee River Collective, Audre Lorde, Barbara Smith, Hazel Carby, bell hooks, Laura Alexandra Harris, Patricia Hill Collins, Kimberly Springer, Beverly Guy-Sheftall.

Textes choisis et présentés par Elsa Dorlin, maître de conférence en philosophie à l’Université de Paris1 Panthéon-Sorbonne.

Sommaire

- Introduction : Black feminism Revolution ! La Révolution du féminisme Noir ! Elsa Dorlin
- Une féministe Noire en quête de sororité Michele Wallace
- Déclaration du Combahee River Collective Combahee River Collective
- Transformer le silence en paroles et en actes Audre Lorde
- Racisme et études féministes Barbara Smith
- Femme blanche écoute ! Le féminisme noir et les frontières de la sororité Hazel Carby
- Sororité : la solidarité politique entre les femmes Bell hooks
- La construction sociale de la pensée féministe Noire Patricia Hill Collins
- Féminisme noir-queer : le principe de plaisir Laura Alexandra Harris
- Une troisième vague du féminisme Noir ? Kimberly Springer
- Réponse d’une féministe de la “ deuxième vague ” à Kimberley Springer Beverly Guy-Sheftall

Feminist geographies, gender relations and economic migration: organisations, networks and strategies

Call for papers "Feminist geographies, gender relations and economic migration: organisations, networks and strategies"

RGS-IBG Annual International Conference 2008
Geographies that Matter?
27-29 August 2008
Marina Prieto-Carron (Birkbeck College) and Tanja Bastia (University of Manchester)

Global international migration trends have seen an increase in women's participation in economic migration since the 1970s. However, feminist scholars have pointed out that many women migrants experience deskilling and are only able to find work in badly paid, insecure and often informal jobs.

This panel seeks papers that will advances a comparative analysis of gender relations in international migration for work and help to better define migrants? gains (and losses) ? whether material or symbolic, legal, cultural or social. The papers adopt an intersectionality framework linking gender, race and ethnicity and build on research conducted in different geographical regions to better understand the role of social networks, organisations and the various strategies adopted by economic migrants. Particular attention is paid to migrants? labour market insertion and the types of sectors migrants participate. The panel aims to advance a broader feminist analysis of what women gain from engaging in labour migration by covering political organising, advocacy, labour market strategies as well as the more intimate changes which take place as a result of migration thereby linking feminist geographies from the global to the local, the private and the public.

We look forward to receiving your abstracts by 20th February. Please include the following information: name, institutional affiliation, email address, abstract of max 200 words.
Marina Prieto-Carron M.Prieto-Carron@ bbk.ac.uk
Tanja Bastia Tanja.Bastia@ Manchester. ac.uk

Jeunes, jeunesses et sexualités : 19e-21e siècles


Appel à contributions "Jeunes, jeunesses et sexualités : 19e-21e siècles"

Veuillez trouver, ci-joint, au format PDF, un appel à articles, en anglais et en français, pour une publication collective aux éditions "Autrement" (avec comité de lecture) sur le thème Jeunes, jeunesses et sexualités : 19e-21e siècles.
Par avance merci de faire circuler cet appel dans vos réseaux, sur vos listes de diffusion, auprès de vos étudiant.e.s, de vos collègues...

Date limite d'envoi des propositions: 15 mai 2008

Argumentaire

jeudi 14 février 2008

Femmes, étrangers : des causes concurrentes ?


Revue Plein droit, n° 75 (décembre 2007), « Femmes, étrangers : des causes concurrentes ? »
Extraits:

1) Sylvie Tissot, "Bilan d’un féminisme d’État"

Membre du Collectif École pour tous-tes contre les lois d’exclusion et du Collectif des Féministes pour l’Égalité

Après la période du backlash antiféministe, la cause des femmes, désormais revendiquée de l’extrême gauche jusqu’au palais de l’Élysée, est enfin devenue légitime dans la France des années 2000. Non sans ambiguïtés. L’hypocrisie des grandes déclarations, en particulier masculines, en faveur des femmes et l’instrumentalisation de la question féministe ont déjà été critiquées. Il convient aujourd’hui d’en faire le bilan.

À la différence de questions apparues peu avant dans l’espace public, comme le harcèlement sexuel ou la prostitution, la grande visibilité acquise par la violence faite aux femmes à partir des années 2002-2003 a comme particularité une forte intrication avec les questions raciales. Le débat s’est en effet focalisé, après la médiatisation de plusieurs faits divers en banlieue puis à l’occasion de l’affaire du voile, sur certaines populations et certains territoires : « arabes », « jeunes », « banlieues », et autres « mondes musulmans »… Le recadrage a été aussi abrupt que les catégories utilisées étaient floues, avec comme résultat l’idée, désormais consensuelle, que les femmes du monde musulman, plus que les autres, sont opprimées et aliénées, et que leurs congénères masculins, plus qu’ailleurs, sont violents et sexistes. Les cibles de toute action en faveur des femmes ont ainsi été clairement et étroitement circonscrites.

Ce discours « féministe » envahit les médias au moment du lancement, par le gouvernement Raffarin, de la polémique sur le voile à l’automne 2003 puis du vote, par les députés de droite et socialistes, de la loi du 15 mars 2004 prohibant les signes religieux à l’école. Ce féminisme « d’en haut » n’a pu passer, au moins un temps, comme l’émanation des intéressées elles-mêmes qu’avec la caution d’organisations comme /Ni Putes Ni Soumises/, dont l’ancrage dans la sphère étatique plutôt que dans la société civile est apparu au grand jour après la nomination, en 2007, de Fadela Amara comme secrétaire d’État à la Ville. Sans surprise, ce féminisme d’État a peu contribué à réduire les inégalités entre hommes et femmes. Au contraire. Il a eu comme premier effet de rendre invisibles la domination masculine et l’oppression de genre qui sévissent « ailleurs », c’est-à-dire dans le « monde occidental » ou chez les « Blancs ».

Ainsi, dans le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy qui, lors de sa campagne en 2007, dénonçait « /ceux qui veulent soumettre leur femme, ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l’excision ou le mariage forcé, ceux qui veulent imposer à leurs soeurs la loi des grands frères, ceux qui ne veulent pas que leur femme s’habille comme elle le souhaite/ », la question de l’égalité entre hommes et femmes était totalement absente. Plus clairement encore, l’essayiste Elisabeth Badinter retraçait les frontières entre le monde libéré et le monde aliéné en affirmant que le combat féministe « /s’adresse aux jeunes femmes de la première génération de nouveaux arrivants, ou encore aux jeunes filles d’origine maghrébine/ », et que « /franchement, depuis longtemps, dans la société française de souche, que ce soit le judaïsme, ou le catholicisme, on ne peut pas dire qu’il y ait une oppression des femmes/ ».

Mais il n’y a pas seulement occultation. La manière dont a été posée la question féministe a produit des effets considérables, d’abord en fournissant le langage d’un nouveau racisme (...)


2) Mirjana Morokvasic, Christine Catarino, "Une (in)visibilité multiforme"
Directrice de recherche au CNRS, ISP (Institut des Sciences sociales du Politique), Université Paris X-Nanterre ; Chercheure associée à l’ISP, Université Paris X-Nanterre

La visibilité des femmes immigrées n’est pas corrélée à leur présence : bien qu’elles aient toujours pris part aux migrations européennes, il a fallu longtemps pour les voir et plus longtemps encore pour commencer à les reconnaître comme des protagonistes à part entière des migrations. Aujourd’hui encore, l’invisibilité ou l’invisibilisation construit l’absence là où la présence est pourtant avérée. On peut s’interroger sur la place du droit et plus généralement des politiques publiques dans ces phénomènes.

Les femmes représentent environ la moitié des migrants récemment arrivés dans les États membres de l’Union européenne, elles sont même majoritaires dans certains pays et courants migratoires [1]. La migration de femmes seules se développe, y compris dans des flux migratoires traditionnellement dominés par les hommes ; de plus en plus souvent primo-migrantes, elles peuvent être les pourvoyeurs économiques de leurs familles restées au pays. En effet, le vieillissement de la population, l’augmentation des niveaux de vie et des taux d’activité féminins, les carences des politiques publiques dans la prise en charge des enfants et des personnes âgées ont créé une porte d’entrée pour les femmes immigrées sur le marché du travail des pays de l’UE. Être femme devient même un atout. La nécessité de développer les activités de services à la personne et/ou de combler les déficits de main-d’oeuvre dans ces secteurs a été placée à l’ordre du jour quasiment partout : politiques d’incitation fiscale et sociale en France et en Allemagne, régularisations massives dans les pays de l’Europe du Sud et intégration de l’emploi domestique dans les quotas de travailleurs immigrés comme en Espagne, en Italie et, même, au Portugal, traitement préférentiel des employées domestiques auxquelles on attribue des titres de séjour plus longs comme en Italie.

Malgré tout, la figure emblématique de /l’immigré utile/ prévalant dans les discours des pays de l’UE demeure /l’homme/, de préférence hautement qualifié et spécialisé dans les technologies de l’information. Dans ce modèle éculé de l’homme pourvoyeur de ressources, la femme est reléguée au statut de dépendante économique, son immigration est « subie », et son impact économique invisible.

Certes, des modes d’invisibilisation sont à l’oeuvre dans les secteurs vers lesquels se dirigent les femmes immigrées. Les appellations de ces emplois renvoient à l’aide ou à l’assistance [2] plutôt qu’à l’activité économique, ce qui constitue parfois une réponse aux résistances corporatistes des professionnelles autochtones comme en Allemagne [3]. L’emploi y est souvent atypique et précaire, celles qui l’exercent sont donc privées de certains droits. Très souvent, le travail non déclaré demeure la seule possibilité : c’est l’offre dans l’économie souterraine – comme en Italie – qui comble l’écart entre les quotas et les besoins de main-d’oeuvre réels. Il importe de comprendre comment s’opèrent les mécanismes d’invisibilisation des femmes immigrées en analysant les effets des politiques publiques d’emploi et de retour à l’emploi mais aussi des politiques migratoires ou d’intégration. Comme le dit Danièle Lochak, « /Il y a ceux dont le droit ne se saisit pas, qu’il ignore, et ceux qu’il contribue à rendre socialement “invisibles” en produisant de l’exclusion ou en renforçant une exclusion préexistante/ » [4](...)
Suite

lundi 11 février 2008

Egalité des sexes et développement économique

Conférence d'Esther Duflo, économiste spécialiste du développement et professeure au MIT, donnée en juin 2007 dans le cadre du programme de formation continue de l'Ecole d'Economie de Paris.

Il s'agit dans cette présentation de réfléchir sur la question des inégalités entre les sexes et le développement économique. Partant de deux positions distinctes (mais se rejoignant) posant pour l'une que la croissance est une condition au développement des pays et partant, une conséquence naturelle du resserrement de l'étau des inégalités de sexes et, pour l'autre que c'est au contraire la prise de mesures spécifiques à la faveur des femmes qui permet l'amélioration de tous, le développement et la croissance.

D'une part, l'exposé de différentes études de cas menées en Inde, en Chine, en Tanzanie ou encore au Pakistan fournit de manière transversale (en décloisonnant économique et culturel) les principales causes conduisant à l'inégalité de traitement entre filles et garçons. Ainsi, après avoir mis de côté le présupposé de préférence basée sur le sexe dès la naissance et indépendant de facteurs économiques, sociaux et culturels (la préférence envers les filles et les garçons n'étant pas un donné qui vaut pour lui-même), il faut aller chercher ailleurs les causes de ces inégalités de traitement. Les grandes crises sont les principales causes avancées, qu'elles concernent l'enfant (maladie) ou le ménage (crise économique liée par exemple à une sécheresse). Les situations extrêmes provoquent de grandes ruptures et les stratégies déployées par les familles pour y remédier tendent vers plus d'inégalité catastrophique dans les cas de maladie où les soins sont réservés aux garçons, capitalisant de fait, par leur sexe, une capacité de production et d'insertion dans le marché du travail pour le futur. D'autre part, Esther Duflo pose sans pour autant y insister la question des représentations et perceptions à l'égard des sexes en posant celle du rendement. En effet, le rendement des filles est considéré dans de nombreux pays en développement et pays pauvres comme étant inférieur à celui des garçons. Or, dans de nombreux pays où l’on constate une entrée des femmes sur le marché du travail à l'instar de l'Inde (pour certaines régions, je pense au Kerala) qu'elle cite ou du Maroc qui nous concerne il semblerait qu'une transformation des représentations sur le rendement sexué tend à reconnaître l'utilité des filles. Notamment dans des contextes où cette productivité des femmes est liée à la migration nationale et internationale. Par ailleurs, ceci étant dit, y a t-il des variables autre qu'économiques à prendre en compte, et quelles sont-elles, pour mesurer ces changements.

Pour ouvrir le débat et inaugurer sur ce blog une discussion qui croise différents regards disciplinaires, je vous propose de suivre en ligne la conférence enregistrée par la Diffusion des savoirs de l'Ecole Normale Supérieure.

Mériam Cheikh

mardi 5 février 2008

Arab Feminisms (Special Issue of Feminist Theory)

Call for Papers
Special Issue of Feminist Theory Arab Feminisms
Guest Editor: Anastasia Valassopoulos (University ofManchester)

Feminist Theory calls for papers for a special issue on Arab feminisms and Arab feminist theory today. The special issue (to be published in 2010) will speak to transcultural concerns and seeks to make explicit reference to the place of Arab feminism and Arab feminist thought within the broader spectrum of current western and postcolonial feminism.

Essays are invited that will focus on updating the parameters of an Arab feminism, namely, on foregrounding the issues that are today being discussed, theorised and implemented. Taking as a given the complexities inherent in a broad topic such as Arab feminism, where objectives shift continuously, the special issue does not aim to provide a history of Arab feminism, nor to present conclusive statements on its formation but rather, to make visible the rich and constructive work taking place within the field. The issue seeks to focus explicitly on recent endeavours/projects that have focussed on women's lives and cultural production in the Arab world and its Diaspora, understood in explicit feminist terms as well as the constructive theorisation that arises from these very endeavours.

This issue aims to be interdisciplinary in scope and we particularly welcome analyses that originate from a variety of disciplines, including literature, sociology, political science, anthropology, law, Middle Eastern Studies, ethnomusicology, television and media studies, or film studies.

Some questions and topics to consider:

  • The women's movement in Palestine and recent developments therein
  • Current theorisations of Islamic feminism
  • The possibilities and practicalities of a transnational Arab feminism (case studies here will be of particular interest)
  • Projects that have as their aim the preservation and distribution of Arab women's narratives
  • The representation and negotiation of roles for women in Arab popular culture
  • Post-2003 Iraqi women's groups and their work
  • Current re-interpretations of established Arab feminist thought

The deadline for submission of articles is 1 September 2008.

Submission guidelines regarding the length and layout of manuscripts are as posted in the journal and available on http://fty.sagepub.com/. Please send an electronic version anastasia.valassopoulos@manchester.ac.uk as well as 6 hard copies to Dr. Anastasia Valassopoulos, School of Arts, Histories and Cultures, University of Manchester, Oxford Road, Manchester, M13 9PL, UK.



Mutuality and Memory: Encounters in Mediterranean and Middle Eastern Cities

Call for Papers: Mutuality and Memory: Encounters in Mediterranean and
Middle Eastern Cities.
10th Biennial Conference of the European Association of Social
Anthropologists (EASA), 26 to 30 August in Ljubljana, Slovenia.

Panel Organizers:

Julie Scott
(j.scott@londonmet.ac.uk), London Metropolitan University, U.K.
Nefissa Naguib
(nefissa.naguib@sosantr.uib.no/nefissanaguib@gmail.com), University of Bergen, Norway.

This panel is about the changing patterns of mutuality cities of the Mediterranean and Middle East, as they are reconfigured through shifting populations and the material practices of co-existence, and filtered through memories of forms of mutuality and the sharing of experience in the past. We will be concerned with the 'stories from below' of past and present encounters between groups and individuals across barriers of various types that have inspired the maps people use, created or transformed educational or health practices and provision, stimulated new economic relationships, or produced new forms of creative partnerships.

We invite papers which include anthropology with other disciplines through the inclusion of the role of oral history and heritage practices in commemorating diversity and mutuality. Participants are asked to examine case studies of the daily interaction of diverse presences, how these encounters are gendered, and the role of nostalgia in the way these are thought of, talked about, and become embedded in private and public discourse. The workshop ultimately aims to develop a fuller picture of ideas about mutuality, its contribution to the making and encountering between Middle Eastern and Mediterranean society, and to discussions about the future.

Papers must be proposed directly through the link
In case of any problems please use the webpage.

Call for papers closes March 31, 2008.


Le corps sexué et ses constructions


Appel à communications Colloque
« Le corps sexué et ses constructions. »
Le 18 septembre 2008
MSH Paris-Nord

Argumentaire

En dépit des transformations de la condition des femmes ces dernières décennies, les inégalités entre hommes et femmes persistent dans de nombreuses sphères de la vie sociale : marché du travail, école, politique, famille, sexualité. La sociologie du genre s'attache à décrire les mécanismes de production et de reproduction de ces inégalités. Dans le prolongement de ces travaux, ce colloque souhaite interroger la place du corps dans ces processus.

Les travaux sociologiques sur le corps ont surtout montré que les caractéristiques culturelles et historiques des sociétés (Elias, 1939, Mauss, 1950 ; Corbin, 1982, Perrot, 1984 ; Vigarello, 1985) ainsi que les appartenances sociales des individus (Boltanski, 1971 ; Bourdieu, 1979) avaient des répercussions directes sur ses représentations et ses usages. Or, le corps est construit comme corps sexué, à travers des techniques telles que la mode, l'alimentation, les injonctions verbales concernant la manière de le tenir, d'occuper l'espace et le temps, ce qui participe à la production et à la reproduction des rapports sociaux entre les sexes (Guillaumin, 1992). Si depuis plusieurs années, les ouvrages de synthèse sur le corps se sont multipliés, attestant de la fécondité de cet objet de recherche pour la sociologie et, plus largement, les sciences humaines (Memmi, 1998, Détrez, 2002 ; Duret et Roussel, 2003 ; Andrieu, 2006,), la dimension sexuée de cette construction est restée un thème peu investigué sur le plan empirique.

L'objectif de ce colloque est d'étudier les processus à travers lesquels les hommes et les femmes intériorisent des représentations, des normes et des pratiques corporelles qui contribuent à la reproduction des inégalités de genre. Il s'agira de s'intéresser tout particulièrement aux différentes sources de socialisation corporelle et à la façon dont elles interagissent pour construire le corps sexué des individus tout au long de leur vie. Car ainsi que le souligne Colette Guillaumin (1996) cette sexuation est une entreprise de longue haleine, commencée très tôt et qui n'est jamais achevée car chaque acte de l'existence est concerné et chaque âge de la vie introduit un chapitre nouveau dans cette fabrication. Tout en étant attentif aux processus d'intériorisation à l'œuvre, on s'intéressera également aux résistances qui peuvent être développées tant sur le plan individuel que collectif.

Les contributions, qui s'appuieront sur des matériaux clairement identifiés, pourront s'inscrire dans l'un des quatre axes de réflexion suivants, lesquels ne sont pas exclusifs...
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Calendrier :
Envoi des propositions de communications : 25 mars 2008
Réponse aux auteurs : 05 mai 2008
Envoi des communications écrites : 15 juillet 2008


lundi 4 février 2008

100 ans déjà! Bon anniversaire Simone!


Le 9 janvier cette année, ça faisait 100 ans que tu étais venue sur ce monde et les articles, films, débats et colloques à ton sujet nous montrent que tu y as laissé une trace très impressionnante.
« On ne naît pas femme, on le devient », cette citation tant célèbre était la vulgarisation la plus réussie du genre que je connais. Je la brandis en face de tous ceux qui en France continuent à dire que le genre est une imposition anglo-saxonne, que ce n’est pas « bien de chez nous », que ce concept est trop étranger pour la manière de penser dans l’Hexagone.
Par Elisabeth Hofmann (source Genre en Action)

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samedi 2 février 2008

Débat sur le féminisme

Il s'agit d'un débat diffusé sur l'émission Ce soir ou Jamais de France 3 et présentée par Frédéric Tadéï. Les protagonistes du débat ayant des points de vue très différents, nous offrent une discussion riche en contrastes et divergences.

Invités : Caroline Bongrand, Gisèle Halimi, Caroline Fourest, Danielle Sallenave, Natacha Polony, Emmanuelle Messean et Darina Al Joundi.

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